PwC: L'avenir de l'investissement dans les marchés émergents s’écrit en Afrique

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Traditionnellement associée aux mines d'or et aux diamants, l’Afrique offre d’importantes opportunités en matière de gestion d'actifs

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24/02/2016 | Communiqué
  • AssetManagement PwCLuxembourg

    Ilse French, associée chez PwC Luxembourg

Le secteur est en plein essor, avec l'Afrique du Sud, le Kenya, le Ghana et le Nigeria en tête de liste des marchés les plus prometteurs. A ce rythme, le montant total des actifs sous gestion traditionnels pourrait atteindre la barre des 1086 milliards de dollars d’ici 2020. Centre international pour les fonds d’investissement, le Luxembourg a une véritable carte à jouer. Lors d’un évènement organisé le 18 février dernier, PwC Luxembourg et LuxAfrica ont présenté les opportunités qui permettront à l’Afrique de devenir la nouvelle frontière d'investissement des marchés émergents.

Une croissance à la faveur de conditions endogènes
Avec plus d’un milliard d’individus, l’émergence d’une classe moyenne et un régime de retraite en cours de réforme, l'Afrique est pour les gestionnaires d'actifs du monde entier la nouvelle terre promise.

«L’atout démographique du continent, sa classe moyenne montante, son utilisation accrue de la technologie et son urbanisation rapide joueront un rôle important dans le développement de l’industrie de la gestion d’actifs en Afrique », indique Ilse French, associée chez PwC Luxembourg.

Chiffres à l’appui : alors que la classe moyenne africaine ne représentait que le quart de la population en 1980, elle avoisinait les 35% en 2010, passant de 115 millions d’individus à près de 327 millions. D’ici 2025, le Nigeria pourrait enrichir sa classe moyenne de 7,6 millions de ménages en plus, le Ghana de 1,6 millions et l'Angola d’un autre million. Avec un tel développement, la demande pour des services financiers, de l'assurance vie et des produits de placement sophistiqués, tels que les fonds d'investissement de détail, devraient naturellement voir le jour.

« Les opportunités se diversifient et elles seront bien différentes de celles des pays développés, explique Ilse French. Les services financiers mobiles, par exemple, devraient ouvrir la voie à un nouveau modèle bancaire. La plupart des Africains ne disposent pas de compte bancaire mais la quasi-totalité d'entre eux possèdent un téléphone. Le manque d'infrastructures bancaires et la régulation souple ont permis aux opérateurs de télécommunications d'offrir un système de paiement alternatif via les téléphones mobiles. Aujourd’hui, 183 millions d'Africains ont un porte-monnaie électronique sur leur téléphone mobile. A ce rythme, chaque personne devrait en posséder un d’ici cinq ans. »

L’urbanisation redistribue les cartes
La croissance rapide de la population africaine devrait stimuler son économie. « En mettant en place des mesures visant à créer suffisamment d'emplois pour répondre à une main-d'œuvre grandissante, le taux de dépendance devrait chuter, dopant ainsi l'épargne et les investissements. Le cercle est vertueux car il permettrait de créer une demande importante pour les produits financiers», souligne Ilse French.

La croissance de la population et l'urbanisation rapide devraient se traduire par un fort développement de l'immobilier et des infrastructures. L’insuffisance des financements par les gouvernements représente pour les investisseurs privés une occasion de s’impliquer par le biais d’investissements directs ou de partenariats publics-privés. Si les transactions n’atteignent pas pour le moment des sommes astronomiques, elles devraient prendre plus d’ampleur à mesure que les économies et les cadres réglementaires se renforcent.

Luxembourg - Afrique : une destinée commune
Pour le Luxembourg, il s’agit de prendre la balle au bond, d’autant que le Grand-Duché bénéficie d’une infrastructure financière pertinente pour le continent africain. Qu’il s’agisse de gestion d’actifs traditionnelle ou alternative, il est capital de multiplier les missions sur le continent.

« Le Luxembourg doit avant tout être à l’écoute des besoins des marchés africains, travailler avec ses régulateurs pour faire éclore ces opportunités sur le long-terme, » conclut Ilse French.

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