Fedil: Remettre notre économie sur la trajectoire de croissance

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En date du 22 avril 2014 s’est tenue l’assemblée générale de Fedil, en présence du Vice-premier ministre et ministre de l’Economie, Etienne Schneider. Dans son discours, le président de la Fedil, Robert Dennewald, a constaté que « 2013 a été une année globalement difficile pour l’industrie luxembourgeoise

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22/04/2014 | Communiqué
  • dennewald 007

    Robert Dennewald, président de la Fedil.

Il est grand temps de lancer une contre-attaque, de cesser de subir la situation sans réagir et de remettre notre économie sur une trajectoire de croissance et de création d’emplois. Si ces conditions sont remplies, je suis convaincu que nous pourrons surmonter la crise et nous engager dans une nouvelle ère

Robert Dennewald, président de la Fedil

La production industrielle a diminué de 2,7% par rapport à 2012 - année au cours de laquelle l’activité était déjà en baisse de 5% par rapport à 2011. Et le même constat vaut pour le secteur de la construction, alors que l’activité dans ce secteur important de notre économie a connu une contraction de 4,3% ». Robert Dennewald a d’ailleurs estimé qu’il est tout à fait prématuré de parler de reprise.

Le président a constaté que l’industrie luxembourgeoise continue à perdre des parts de marché à l’exportation, ce qui entraîne inévitablement une diminution de la production et de l’emploi et, au-delà, incite les entreprises à réduire leurs investissements. Au problème de compétitivité s’ajoute un problème de croissance. Pour susciter un renversement de tendance dans l’économie, pour enrayer la baisse des exportations et la délocalisation d’activités et donc pour renouer avec la croissance et l’emploi, un choc en faveur de notre compétitivité s’avère nécessaire. « Il ne s’agit pas de pratiquer le démontage social, mais bien d’établir des règles équitables pour que nos entreprises puissent lutter à armes égales avec leurs concurrents à l’étranger », a précisé Robert Dennewald.

Le président de la Fedil s’est réjoui du fait que le nouveau gouvernement semble avoir pris conscience de la gravité de la situation et de l’urgence d’agir. Il a salué la décision gouvernementale de modérer, dans le cadre du budget 2014, la croissance des dépenses tout en déplorant que 60% de ces économies réalisées soient opérées à travers la non-réalisation d’investissements.

Au sujet de l’indexation automatique des salaires, Robert Dennewald a déploré que le nouveau gouvernement semble hésiter pour prolonger la modulation au-delà de 2014. Et il s’est montré plutôt sceptique en rapport avec l’annonce de Xavier Bettel, Premier ministre, de laisser aux partenaires sociaux le soin de trouver un accord global en la matière avant l’été.

« Si la Fedil peut souscrire à une telle approche, elle doit toutefois émettre des réserves quant au résultat à escompter » a expliqué Robert Dennewald, et de continuer : « Ceci essentiellement pour deux raisons. D’abord, parce que les solutions à trouver ne peuvent pas s‘inscrire uniquement et exclusivement dans un cadre purement conventionnel. La mise en oeuvre de certaines décisions doit s’opérer par la voie réglementaire. Ensuite, parce que les syndicats ne partagent pas l’analyse de la situation économique et sociale telle qu’elle est faite par le gouvernement mais aussi par les organisations internationales ».

Robert Dennewald s’est félicité de l’intention du gouvernement de poursuivre les efforts en matière de développement et de diversification économiques. Il a insisté sur l’importance d’un secteur industriel fort et performant et, dans ce contexte, il a noté avec satisfaction que le gouvernement est prêt à tenir compte des conclusions élaborées par le Haut Comité pour le soutien, le développement et la promotion de l’industrie. Il a aussi partagé les vues du gouvernement en ce qui concerne le développement des secteurs d’avenir tels les ICT, les écotechnologies, la logistique et les biotechnologies, en passant toutefois à une vitesse supérieure, voire en accélérant davantage le rythme.

« Nos entreprises vont devoir se réinventer si elles souhaitent rester performantes dans l’environnement complexe et en mutation rapide d’aujourd’hui », a constaté le président de la Fedil. « Elles doivent en partie agir par elles-mêmes, mais les autorités peuvent leur donner un coup de main en leur permettant d’opérer dans un climat d’entreprise attractif et juridiquement sûr ». Dans cette optique, la Fedil estime que le gouvernement doit accorder la priorité à la compétitivité des entreprises. Il a déjà adopté un certain nombre d’idées dans ce sens. Il est essentiel qu’elles soient concrétisées dans les plus brefs délais.

« Il est grand temps de lancer une contre-attaque, de cesser de subir la situation sans réagir et de remettre notre économie sur une trajectoire de croissance et de création d’emplois. Si ces conditions sont remplies, je suis convaincu que nous pourrons surmonter la crise et nous engager dans une nouvelle ère » a conclu Robert Dennewald.

Par ailleurs, le directeur de la Fedil, Nicolas Soisson, a présenté à l’assemblée générale le rapport annuel 2013 du conseil d'administration retraçant, notamment, les événements de la Fedil en 2013, les activités de ses différents groupes de travail et du bureau de représentation à Bruxelles ainsi que l’évolution conjoncturelle dans les secteurs regroupés au sein de la Fedil. A signaler que 35 entreprises ont été admises à la Fedil au cours de l’année 2013, portant le nombre de membres à 538.

Au niveau des nominations statutaires, il faut retenir le renouvellement des mandats d’administrateurs de Charles-Louis Ackermann (Accumalux), François Delé (Goodyear Dunlop Tires Operations), Jacques Lanners (CERATIZIT) et Adrien Ney (Luxair) pour un terme de trois ans. Romain Bausch (SES) et Hubert Jacobs van Merlen (IEE) sont démissionnaires tandis que René Elvinger (Elth) et Karim Michel Sabbagh (SES) ont été nommés administrateurs de la Fedil.

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